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Les traitements d'hiver (Rappel)
Faisant suite aux traitements d'automne, à base de cuivre ou de
bouillie bordelaise, qui permettent de lutter contre diverses maladies
comme par exemple le chancre du pommier, les traitements d'hiver agissent
sur les formes hivernantes de nombreux ravageurs tels que les pucerons,
acariens (araignée rouge notamment) et certaines chenilles.
Les traitements d'hiver doivent être entrepris en période
de repos de végétation et jusqu'à 10 à 15
jours avant le débourrement.
Traiter abondamment jusqu'à la limite du ruissellement le tronc
et les branches.
Traiter par temps sec et hors période de gel.
Ne jamais traiter les conifères bleus comme le cèdre bleu
ou le sapin bleu, les pigments donnant cette couleur bleue sont en effet
liposolubles. Des conifères bleus ainsi traités risqueraient
de devenir plus ou moins verts.
Les produits utilisés pour les traitements d'hiver sont à
base d'huile.
Le conseil du
Docteur phyto : Ne jamais traiter lors de période de gel.
Pour les amateurs
d'arbres fruitiers, badigeonner le tronc des arbres sur une hauteur de
40 à 60 centimètres avec un répulsif gibier, les
lapins et lièvres provoquent, durant la période hivernale,
des dégâts importants au niveau du tronc.
Enfin,
c'est la période idéale pour se débarrasser des mousses
et lichens proliférant sur les écorces : En l'absence de
matière active autorisée sur le marché actuellement,
il vous reste le P.T.B ("prends ta brosse" !).
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Continuez vos plantations |
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Pour les arbres et arbustes en racines nues, il est indispensable de "rafraîchir"
(c'est à dire tailler les extrémités) les racines,
juste avant la plantation. Cette opération facilitera l'émission
de jeunes radicelles blanches et donc la reprise du végétal.
Creuser un trou ou une tranchée pour les haies largement plus grand
que le volume racinaire : cela permettra d'ameublir le sol qui sera ainsi
rapidement colonisé par les nouvelles racines.
Praliner les racines avec un pralin prêt à l'emploi après
humidification.
Ne pas enterrer le point de greffe, ni même la tige.
En rebouchage du trou de plantation, autour des racines ou autour de la
motte apporter un mélange de terre et de terreau bien décomposé,
et humidifié. On pourra également apporter des scories
potassiques riches en phosphore en engrais de fond.
Concernant la plantation proprement dite, surtout ne pas enterrer le point
de greffe. Cependant il y a deux cas où l'on peut déroger
à cette règle : les clématites pour lesquelles on
peut enterrer, à l'horizontale, une portion de 10 à 20 centimètres
de tige, après l'avoir courbée, et les rosiers buissons
dont le point de greffe peut être à 5 cm dans le sol, ce
qui évitera l'émission de rejets par le porte-greffe.
Après plantation, tasser légèrement et arroser abondamment
pour qu'il ne reste pas de poche d'air autour des racines.
La première année, effectuer des arrosages réguliers
en formant une cuvette au pied et limiter l'apport d'engrais riche en
azote.
Un conseil, éviter en attente de la plantation d'entreposer les
arbres dans un local sec et chauffé.
Continuer
vos plantations sauf bien évidemment s'il gèle.
Elaguer
vos arbres, afin de leur redonner une silhouette équilibrée
et d'éliminer les branches mortes. Après cette opération,
protéger les plaies de taille en les badigeonnant avec un mastic
cicatrisant .
Au
potager, continuer le bêchage en apportant un engrais de fond riche
en potasse et en phosphore. La potasse joue un rôle prépondérant
car il permet aux végétaux de mieux résister aux
maladies, à la sécheresse et, par ailleurs, il confère
aux fruits et légumes un taux de sucres plus important et donc
une meilleure saveur. Quant au phosphore, ce dernier favorise un
meilleur développement racinaire, une mise à fleur plus
importante et donc une fructification accrue.
Surveiller
l'état sanitaire des fruits stockés. Eliminer ceux présentant
des taches ou un début de pourriture afin d'éviter la contamination
des fruits sains.
La
cloque du pêcher est provoquée par un champignon microscopique
appelé Taphrina deformans. Maladie bien connue de tous ceux
possédant des pêchers, elle se manifeste sur les jeunes feuilles
qui s'enroulent en formant des cloques rouges devenant par la suite jaune
brunâtre. Les feuilles ensuite se dessèchent et finissent
ainsi par tomber. La récolte bien évidemment s'en trouve
affectée par un rendement plus faible et par une taille plus réduite
des fruits.
Ce champignon microscopique responsable de cette redoutable maladie hiverne
dans les anfractuosités des rameaux et au niveau des bourgeons.
Il colonise les feuilles au moment du débourrement lors de périodes
fraîches et humides.
Méthode de lutte
:
Du fait de la biologie
de ce champignon, la lutte doit être strictement préventive.
Des traitements effectués sur des feuilles cloqués seraient
inopérants.
Si les arbres ont été contaminés en 2010, il est
encore temps d'effectuer, avant le débourrement, un, voire deux
traitements à la bouillie bordelaise.
Lors du débourrement (période de sensibilité maximale)
et à savoir de l'ouverture des bourgeons à bois jusqu'à
l'étalement des feuilles, plusieurs traitements espacés
de 10 à 15 jours d'intervalle devront être effectués
avec un produit spécial anti-cloque du pêcher (à base
de dodine par exemple, la doguadine n'étant plus homologuée
pour la cloque du pêcher).
Si ces quelques règles sont respectées, vous obtiendrez des
fruits de toute première qualité !
Le
chancre du pommier appelé également chancre européen
du pommier est tout comme la cloque du pêcher provoquée par
un champignon microscopique connu sous le nom de Nectria galligena.
Ce champignon provoque une altération du bois se manifestant par
la formation de chancres.
Ce champignon est un parasite de blessure, c'est à dire que le
champignon responsable de cette maladie colonisera l'arbre à la
faveur d'une blessure. La contamination se fait principalement par les
plaies de taille, morsures d'insectes, etc.
Hormis le critère de sensibilité variétale, on peut
observer, pour une même variété, des arbres très
infectés situés à quelques kilomètres d'arbres
très sains.
Nous devrons tenir
compte des paramètres suivants :
- La pression de l'inoculum, c'est à dire de la présence
ou non d'arbres contaminés dans l'environnement.
- L'humidité et la pluviométrie, favorables à ce
champignon.
- La vigueur des arbres, une fumure trop riche en azote favorise la réceptivité
de l'arbre vis à vis de ce champignon.
- La compacité et l'humidité du sol entraînent une
plus grande sensibilité des arbres.
- Enfin, la richesse du sol en divers minéraux notamment en potassium
et en magnésium permet une résistance accrue.
La lutte contre cette
maladie :
·
Limiter la contamination et la pression de l'inoculum par la suppression
des rameaux atteints et le curetage des chancres en prenant soin ensuite
de badigeonner les plaies avec un cicatrisant ou une pâte fongicide..
· Surveiller et éliminer tout au long de l'année
les rameaux nouvellement atteints.
· Eliminer ou plus exactement diminuer les contaminations par des
traitements à base de cuivre ou de bouillie bordelaise à
la chute des feuilles, et au gonflement des bourgeons.
· Tailler obligatoirement par temps sec.
· Assurer une fertilisation équilibrée pas trop azotée
mais riche en potasse et en magnésie.
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6/ Les Plantes et le froid |
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Contrairement
à ce que nous pourrions penser, le froid est bénéfique
aux végétaux bien évidemment pour ceux qui sont rustiques
sous nos climats.
En agronomie, il s'agit de la vernalisation.
La vernalisation est la transformation physiologique, due au froid, de
graines ou de plantes, leur conférant l'aptitude à fleurir.
En agriculture, on utilise très fréquemment le froid de
façon naturel ou artificiellement à l'aide de chambre froide
pour le traitement des graines (stratification), afin de lever leur dormance
ou de jeunes plants.
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Un
bon conseil !
Tous les produits
insecticides, fongicides et herbicides sont efficaces. Les mauvais
résultats quelquefois observés sont à l'origine
d'un mauvais diagnostic ou d'un matériel de pulvérisation
non adapté. A ce titre, pour l'application des herbicides
nous utiliserons des buses générant des jets plats
: utilisez des jets pinceau ou des buses miroirs. Quant aux traitements
insecticides et fongicides, on utilisera des buses à turbulence
(pastille perforée). Demandez conseil à votre vendeur.
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